L’intégralité de la lettre, adressée par le Président de L’Union Sociale Démocratique et Candidat à l’élection présidentielle, Mr Isselmou Ould Hanefi, aux Sénateurs Américains membres du Congres.

isselRéf : 0500/HT/18     Nouakchott 19 Avril 2018

Honorables, Sénateurs,  Membres du Congres Fédéral Américain

Objet : Droit de réponse du Président de L’Union Sociale Démocratique, Mr Isselmou Ould Hanefi,  à votre lettre du 05 Mars 2018, adressée à Madame Christine Lagarde, au sujet de l’octroi d’un prêt à la  Mauritanie par le FMI

Excellences, tout d’ abord, permettez-moi de vous faire un bref rappel historique des excellentes relations entre les Etats-Unis D’Amérique et la Mauritanie

Les États-Unis ont été le premier pays à reconnaître officiellement l’indépendance de la Mauritanie, le 28 novembre 1960. Le président des États-Unis, John F. Kennedy, a ordonné la construction d’une Ambassade des États-Unis à Nouakchott, à côté du palais présidentiel mauritanien.

Au cours des 55 dernières années, 19 ambassadeurs américains ont vécu et travaillé en Mauritanie, au sein de l’ambassade, dont le siège jouxte le mur du Palais Présidentiel. L’aide versée à la Mauritanie par le peuple américain, s’élève approximativement a $10.000.000 par année entre l’aide bilatérale et multilatérale dans laquelle l’aide alimentaire prend la plus grande part et se repartie  comme suit :

  • Programme de l’Auto-Assistance (SSH)
  • Gouvernement au Gouvernement
  • Organismes Volontaires Privés et Organismes non Gouvernementaux
  • Programme de HIV / SIDA
  • Fonds de la Démocracy et des Droits de l’Homme (DHRF)

C’ est partant de ce constat historique riche d’ enseignement témoin d’ un passé actif et régulier de bons et loyaux rapports entre nos deux Pays que j’ai appris avec regret, comme tous mes compatriotes, par voie de presse, votre lettre adressée à Madame Christine Lagarde, Directrice Générale du FMI, le 05 Mars 2018.

Une dame compétente, qui connait son travail et apprécie les efforts déployés par la Mauritanie dans toutes les thématiques évoquées dans votre correspondance. Ses convictions, sa ligne de conduite  et  l’appréciation qu’elle s’est faite de notre Pays, sont le fruit d’une longue et constructive collaboration.  Le FMI n’est pas une institution humanitaire, c’est un des leviers financiers du monde libre, qui n’octroie ses fonds qu’étroitement liés aux progrès réalisés dans les domaines prés-cités.

  Votre lettre est la première du genre, du point de vue idée : Objectif, démarche et nombre de signataires, émanant du congrès qui est réputé pour son souci de recherche de la vérité, argumentée et vérifiée où qu’elle se trouve. Après lecture attentive, j’ai constaté qu’elle repose entre autres sur « vos préoccupation face à l’approbation récente par le FMI d’un crédit de 163,9 millions de dollars accordé à la République Islamique de Mauritanie ».

 D’autres arguments ont suivi, pour crédibiliser vos propos, qui ont malheureusement fait du mal à notre peuple, entaché sa réputation et m’ont suffisamment motivé à vous écrire ce droit de réponse.

Je suis profondément convaincu que cette conduite de votre part est involontaire, innocente et puise sa source dans une insuffisante connaissance de notre peuple. Mais aussi, de fausses informations fournies certainement par des informateurs qui cherchent désespérément à nuire aux intérêts séculaires et réciproques de nos deux Pays ,en évoquant, plusieurs arguments, dont un seul me semble conforme à la réalité, celui, dans lequel, vous dites, que la Mauritanie est le dernier pays à bannir l’esclavage et  qu’elle l’a criminalisé en 2017.

  Tout le reste des allégations avancées concernant les droits de l’homme en général, l’esclavage en Mauritanie et les questions de politiques intérieures est un montage avec des effets spéciaux, et dont la conception, la planification, la mise en œuvre et le suivi sont assurés par des mauritaniens à travers des actions délocalisées en Europe et dans votre Pays, le plus souvent en intelligence avec des responsables influents de votre système politique.

 Cet engagement doit être relativisé et compris dans le cadre d’une guéguerre mauritano-mauritanienne, contre tout Président en exercice en Mauritanie et  ses adversaires politiques. Une adversité traditionnelle, qui date depuis le coup d’Etat de 1978, attisée par les événements de 1989, qui s’est transformée  avec le temps  en une  lutte où tous les coups bas sont permis, entre les uns-et les autres, pour faire main basse sur le Pays et contrôler sa destinée.

Chaque Président a eu son lot de problèmes et a légué pour son successeur, les tensions sociales et communautaires responsables de ce chaos qui permettent de poursuivre continuellement la manipulation du Pays.  Indépendante depuis 1960, la Mauritanie avait encore des problèmes d’esclavage, des droits de toutes sortes et aucun parlementaire ni officiel américain n’en a déjà évoqué le sujet de cette manière.

Le peuple mauritanien, fait du mieux qu’il peut , en dépit d’un environnement mondial, régional, sous-régional et intérieur difficile, pour améliorer les droits de ses citoyen et rehausser le niveau de leur conditions de vie. Mais comme vous le savez, nous sommes dans un monde de communication ou les mauritaniens qui sont par essence un peuple nomade ne connaissent et ne maitrise pas ce domaine.

C’est pourquoi votre lettre ne trouvera aucune réponse, ce qui verse naturellement, dans l’intérêt de ceux qui vous ont motivé à l’écrire et vous ont induit dans l’erreur. En portant tort à un peuple pacifique, dont les problèmes ont été démesurément surévalués et  surexploités partout votre insertion parmi les acteurs de ce cirque vient  malheureusement compléter le maillon manquant de la chaine.

Je vous invite avant de vous lancer désormais dans ce genre d’aventure contre un peuple qui n’a fait aucun mal pour le peuple américain que vous représentés au Congres, d’agir de manière professionnelle, conforme à votre éthique, à votre mission et mandat en tant que représentant du peuple et non pas comme porte voix pour des marchands de la haine, de la division, des causes imaginaires et mercantiles.

Votre ambassadeur qui avait quitté notre Pays il y a peu de temps, son excellence, Mr Larry André, se promenait dans notre Pays en tenue traditionnelle et authentiquement mauritanienne. Son excellence, Michael James Dodman, nouvel ambassadeur de votre Pays est paru dans la presse en tenue traditionnelle avec sa femme pour démontrer leur amour et leur attachement à la civilisation de notre peuple.

Leurs discours respectifs mesurés, réalistes et emprunts d’une grande marque de responsabilité et de diplomatie ont été à la hauteur des liens fraternels historiques entre nos deux peuples. Quelques soient les fins pour lesquels les ennemies de nos deux peuples mettront votre action,  je resterais convaincu, que vous êtes de bonne foi.

Et en écrivant de cette façon, je suis sûr que vous avez pensé agir pour l’intérêt du peuple mauritanien que vous ne connaissez qu’à travers les arguments, sur lesquels vous avez fondé votre décision. Le peuple mauritanien est suffisamment tyrannisé par des systèmes politiques dictatoriaux, peu soucieux de son intérêt et une société civile avide de profit, en quête d’opportunités à l’extérieur comme à l’intérieur du Pays où tout est permis, sauf l’application et le respect de la loi. Compte tenue de ce qui précède et avant de terminer, je soumets à votre appréciation les propositions suivantes:

  • Nous pouvons vous aider à organiser une visite de travail en Mauritanie, par le biais d’une commission neutre, externe et indépendante du gouvernement, des lobbies et informateurs sur la Mauritanie, qui vivent de ce fossé qu’ils creusent de façon coordonné en profitant de l’hospitalité du peuple américain, ainsi que des excellentes conditions de séjour que vous leur offrez généreusement dans votre Pays pour nuire aux intérêts vitaux de nos deux peuples. Ils sont appuyés dans leurs efforts, dans ce sens, par d’autres mauritaniens de l’ intérieur du Pays dans la même situation d’influence, parfois même au sein de votre ambassade ou parrainer par des organisations de droit américain qu’ils croient sur l’honneur. Dans ce cadre, ils n’ont ménagé, aucun effort par le passé, de tirer le meilleur profit de cet important avantage, pour influencer vos politiques et vos opinions dans le but de compromettre les relations exemplaires de nos deux Pays qui ne servent pas leurs desseins.

             Les Douze (12) militants abolitionnistes qui ont été refoulés à l’Aéroport de Nouakchott, parce qu’ils ont coordonné leur visite en Mauritanie avec une ONG dévouée et engagée, certes pour cette cause, mais accessoirement neutre sur le dossier de l’esclavage au lieu de rentrer en tant qu’hôtes du peuple mauritanien dans un cadre plus largement concerté et respectueux des valeurs du peuple américain et de ceux de notre Pays. L’Idée j’imagine de leur  visite était  de retourner aux USA avec une vision réelle, précise qui sert d’abord les intérêts de L’ONG avec laquelle ils entretiennent de bons et loyaux rapports et crédibilise mieux leur contribution à l’ avenir dans ce sens. Et cela ne pouvait avoir lieu qu’étant en position de neutralité entre mauritaniens pour aboutir à des résultats acceptés et vendables aux autres

  • Le cas échéant, si votre auguste assemblée voudrait bien me faire l’honneur de m’écouter sur ce dossier je me ferais le plaisir de l’éclairer, avec la vérité, rien que la vérité, pour qu’elle sache désormais séparer le bon grain de l’ivraie, afin que vous reconsidéré votre position sur mon Pays en connaissance de cause.

                                                                                                                      Isselmou Ould Hanefi

                                                                                                  Eminent activiste de la société civile

                                                                                          Président de L’Union Sociale Démocratique

                                                                                          Candidat à l’élection Présidentielle de 2019

Thomas A. Garret,

Membre du Congrès

Jr. Mark Meadows

Membre du Congrès

Gus Bilirakis

Membre du Congrès

Scott Perry

Membre du Congrès

Jeff Duncan

Membre du Congrès

Lee Zeldin

Membre du Congrès

English

Ref: 0500/HT/18                                                                                       Nouakchott on April 19th, 2018

Honorable Senators, Members of the United States Federal Congress

Subject: A  President of the Social Democratic Union Right of reply to your letter dated March 05th, 2018, addressed to Mrs. Christine Lagarde, concerning the granting of a loan to Mauritania by the IMF.

Dear Excellencies,

First of all, allow me to give you a brief historical reminder of the excellent relations between the United States of America and Mauritania.

The United States was the first country to officially recognize Mauritania’s independence on November 28th, 1960. US President John F. Kennedy ordered the construction of a US Embassy in Nouakchott, next to the Mauritanian presidential palace.

Over the past 55 years, 19 American ambassadors have lived and worked in Mauritania, in the embassy, whose seat adjoins the wall of the Presidential Palace. The aid paid to Mauritania by the American people amounts to approximately $ 10.000.000 a year consisting of bilateral and multilateral aid in which food aid takes the largest share and is distributed as follows:

  • Self Help Program (SHP),
  • Government to Government,
  • Private Voluntary Organizations and Non-Governmental Organizations,
  • HIV/AIDS program,
  • Fund for Democracy and Human Rights (DHRF).

based on this rich historical observation of witnessing an active and regular past of good and loyal relations between our two countries that I have learned with regret, like all my compatriots, through the press, your letter addressed Christine Lagarde, Managing Director of the IMF, dated  March 05th, 2018.

A competent lady, who knows her work and appreciates the efforts made by Mauritania in all the themes mentioned in your correspondence; her convictions, her course of action and her appreciation of our country are the result of a long and constructive collaboration. The IMF is not a humanitarian institution; it is one of the financial levers of the free world, which gives its funds only tightly linked to the progress made in the fields mentioned above.

 Your letter is the first of its kind, from the point of idea view: Objective, approach and number of signatories, emanating from the congress which is renowned for its concern to search for the truth, the argumentation and the verification wherever they are. After careful reading, I found that it is based among other things on “your concern over the recent approval by the IMF of a credit of $ 163.9 million granted to the Islamic Republic of Mauritania”.

 Other arguments followed, to give credibility to your comments, which unfortunately hurt our people, tainted their reputation and motivated me enough to write you this right of reply.

I am deeply convinced that this conduct on your part is involuntary, innocent and has its source in an insufficient knowledge of our people. But also, false information provided certainly by informants who are desperately seeking to harm the secular and reciprocal interests of our two countries by mentioning, several arguments, of which only one seems consistent with the reality, the one, in which, you say that Mauritania is the last country to ban slavery and that it criminalized it in 2017.

All the rest advanced allegations about human rights in general, slavery in Mauritania and domestic policy issues are a montage with special effects, the design, planning, implementation and monitoring of which are ensured by Mauritanians through delocalized actions in Europe and in your country, most often in intelligence with influential leaders of your political system.

 This commitment must be relativized and understood in the framework of a Mauritanian-Mauritanian squabble, against any current President in Mauritania and his political opponents. A traditional adversity, which dates back to the 1978 putsch, fueled by the events of 1989, which has, over time, turned into a struggle in which all the low blows are allowed between each other, to take control of the country and control its destiny.

Each President had his share of problems and bequeathed for his successor, the social and community tensions responsible for this chaos that allow to continue the manipulation of the country. Independent since 1960, Mauritania still had problems of slavery, rights of all kinds and no American parliamentarian or official has ever mentioned the subject in this way.

The Mauritanian people are doing the best they can, in spite of a difficult global, regional, sub-regional and internal environment, to improve the rights of their citizens and to raise the standard of living conditions. But as you know, we are in a world of communication where Mauritanians who are in essence a nomadic people do not know and do not master.

This is why your letter will find no answer, which naturally pays, in the interest of those who motivated you to write it and misled you into the error. By blaming a peaceful people, whose problems have been excessively overvalued and overexploited everywhere your insertion among the actors of this circus unfortunately comes to complete the missing link of the chain.

I invite you before embarking on this kind of adventure against a people that has done no harm to the American people you represented in Congress, to act in a professional manner, consistent with your ethics, your mission and mandate as representatives of the people and not as a voice for merchants of hatred, division, imaginary and mercantile causes.

Your ambassador who had left our country not long ago, His Excellence, Mr Larry André, was walking in our country in traditional and authentically Mauritanian dress. His Excellency, Michael James Dodman, your country’s new ambassador, appeared in the press in traditional dress with his wife to show their love and attachment to the civilization of our people.

Their respective measured, realistic speeches, borrowed from a great mark of responsibility and diplomacy, they were equal to the historical fraternal bonds between our two peoples. Whatever the ends for which the enemies of our two peoples will put your action, I remain convinced that you are in good faith.

And by writing in this way, I am sure that you thought you were acting for the interest of the Mauritanian people that you only know through the arguments on which you based your decision. The Mauritanian people are sufficiently tyrannized by dictatorial political systems, not concerned with their interests and a profit-hungry civil society, in search of opportunities both outside and inside the country where everything is allowed, except the application and the respect for the law.  In view of the foregoing and before concluding, I submit to your appreciation the following proposals:

  • We can help you organize a working visit to Mauritania, through a neutral commission, external and independent of the government, lobbies and informants on Mauritania, who live from this gap they dig in a coordinated way in taking advantage of the hospitality of the American people, as well as the excellent living conditions that you generously offer them in your country to harm the vital interests of our two peoples. They are supported in their efforts, in this sense, by other Mauritanians from within the country in the same situation of influence, sometimes even within your embassy or sponsored by American law organizations they believe on honor. In this context, they have spared no effort in the past, to make the most of this important advantage, to influence your policies and your opinions in order to compromise the exemplary relations of our two countries which do not serve their purpose.
  • The Twelve (12) abolitionist activists who were turned back at Nouakchott Airport, because they coordinated their visit to Mauritania with a dedicated and committed NGO, certainly for this cause, but incidentally neutral on the issue of the slavery instead of returning as hosts of the Mauritanian people in a more widely agreed and respectful of the values of the American people and those of our country. The Idea I imagine of their visit was to return to the USA with a real vision, which serves first of all the interests of the NGO with whom they maintain good and loyal reports and better credibility of their contribution to the future in that sense. And that could only take place being in a position of neutrality between Mauritanians to achieve to results accepted and salable to others.
  • If necessary, if your august assembly would like to do me the honor to listen to me on this file, I would have the pleasure to enlighten it, with the truth, nothing but the truth, so that it knows henceforth to separate the good grain of the chaff, so that you reconsider your position on my Country knowingly.

                                                                                             Isselmou Ould Hanefi

                                                                                             Eminent activist of civil society

                                                                                             President of the Social Democratic Union

                                                                                             Candidate for the 2019 Presidential Election

Thomas A. Garret,

Congressman

Jr. Mark Meadows

Congressman

Gus Bilirakis

Congressman

Scott Perry

Congressman

Jeff Duncan

Congressman

Lee Zeldin

Congressman

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